Histoire de Bordeaux
| Histoire des Armoiries de Bordeaux |
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Drapeau de Bordeaux
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Drapeau, armoiries et emblèmes de la ville de Bordeaux.
BORDEAUX |
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Bordeaux, Capitale historique de l'Aquitaine, préfecture de région Aquitaine et chef-lieu du département de Gironde. 250 000 habitants, sur la Garonne.
Ville qui donna sont nom à l'appelation d'un vin du département de la Gironde, englobant les domaines depuis l'estuaire vers les sauternes en passant par Bordeaux.
Histoire de Bordeaux : Burdigala, capitale des Bituriges Vivisci -ancien peuple de la région- est ralliée à Rome lors de la Conquête des Gaules et est érigée en civitas. En 28 av.JC, elle figure parmi les quatorze cités de l'Aquitaine Seconde. Grâce à son port implanté sur une anse de la Dévèze, Bordeaux devient la capitale économique de l'Aquitaine Seconde (370-508), et le lieu d'importation et de distribution du vin d'origine campanienne avant d'être le centre d'une région productrice. La ville est christianisée au IVe siècle grâce à St-Hilaire et à St-Martin. Occupée par les Wisigoths, puis par les Francs après la bataille de Vouillé (507), la ville sera saccagée par les sarrazins d'Abd el Rhaman puis libérée par les Francs de Pépin le Bref. Intégrée au Royaume de France et organisée sous Charlemagne, Bordeaux passera sous l'autorité des comtes de Poitou de 1032 jusqu'en 1154. Ils en feront la capitale de l'Aquitaine, et un port qui regarde vers l'Angleterre. Les marchands bordelais bénéficient d'une exemption totale de taxes s'assurant ainsi la maitrise du commerce britannique et obtenant même la qualité de bourgeois de Londres ! La ville sera reprise par les Français de Dunois en 1451, puis définitivement réunie à la France en 1453. Au XVIIIe siècle, la ville retrouve son ancienne prospérité grâce au commerce des îles. Le gouverneur de Guyenne, le maréchal de Richelieu et les intendants Boucher, Dupré, Tourny contribuent à l'essor de la ville. Bordeaux se rallie rapidement à la Révolution et à ses idées nouvelles, et devient le centre de la faction brissotine (Girondins).Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, la ville se développe avec l'arrivée du chemin-de-fer. Le 09 dec. 1870, la délégation gouvernementale de Tours, dirigée par Gambetta, s'installe à Bordeaux et plusieurs gouvernement y siègeront en 1914 et 1940.
Les vins de Bordeaux : on distingue principalement sur la rive gauche de la gironde le vignoble du Médoc, de part et d'autre de la Garonne, les vignobles de Graves, de Barsac et de Sauternes (rive gauche), les vignobles des côtes de Bordeaux (rive droite), entre la Garonne et la Dordogne, le vignoble de l'Entre-Deux -Mers, enfin sur la rive droite de la Dordogne les vignobles de Saint-Emillion et de Pomerol. Ils offrent des vins variés, vins rouges à base de cépages cabernet-sauvignon, merlot et malbec, vins blancs secs et moelleux à base de cépages sauvignon et sémilllon.
Origine du drapeau : le drapeau de la ville de Bordeaux porte simplement les armes de la ville en son centre.
Origine des armoiries : du temps de Richard Coeur-de-Lion, le blason de Bordeaux est une représentation figurée et symbolique dont les éléments rappellent l’histoire de la Ville. Devise : Lilia sola regunt lunam unda castra leonem Symbolique des meubles : la forteresse représente de façon stylisée la Grosse-Cloche, entourée de deux tours aujourd’hui disparues. La Grosse-Cloche faisait partie de l’hôtel de ville, au Moyen Âge et sous l’Ancien Régime. Le léopard, c’est bien sûr le léopard des rois d’Angleterre (et non de la province de Guyenne). Pendant la domination anglaise, le blason de Bordeaux comporte trois léopards. Le croissant est une allusion à la forme semi-circulaire du port de la Lune. La mer d’azur ondée de sable et d’argent symbolise la mer et la Garonne. Le chef d’azur semé de fleurs de lys est le symbole des rois de France. Cette partie du blason a été ajoutée après l’occupation anglaise. |
(Gabrielle Blanchard)
De Burdigala à Bordèu : les origines antiques de la ville et ses différentes transformations au Moyen Age.
Préfecture du département de la Gironde, situé dans la région Aquitaine, la ville de Bordeaux a plus de deux mille ans. Elle s’est appelée tour à tour Burdigala, Burdegale, puis Bordèu pour enfin devenir au XVIIIe siècle Bordeaux. Réputée à travers le monde pour ses vins, elle a connu au cours des siècles de profonds bouleversements et son histoire est aussi riche que son vignoble.
Vers le IIIe siècle avant J.-C., une tribu gauloise, les Bituriges-Vivisques – descendants de la branche celtique – franchit la Garonne et s’installe sur sa rive gauche. Jusque-là, ces terres humides, composées pour leur plus grande partie de marais, n’avaient pas retenu les hommes. Ce peuple va transformer l’embouchure de la Devèze – affluent de la Garonne – en port: Burdigala.
Le vignoble, une richesse inestimable
A la suite d’une de leurs expéditions maritimes, les Bituriges rapportent d’Albanie, la basilica, mère de la biturica – cépage résistant au climat océanique duquel naîtra le vignoble girondin, ce même vignoble qui fera pendant deux mille ans la fortune de Bordeaux. Les premiers cépages sont donc implantés au Ier siècle après J.-C. et Burdigala échappe ainsi à la taxe du vin imposée par Narbonne qui détient le quasi-monopole de ce commerce.
Dès le Ier siècle avant J.-C., les Romains occupent Burdigala et appliquent leurs plans d’urbanisme à la cité. Deux grands axes sont ainsi tracés: la voie nord-sud cardo (qui correspond à l’actuelle rue Sainte-Catherine) et la voie est-ouest decumanus (les cours du Chapeau Rouge et de l’Intendance). A l’intérieur de ces axes, se trouve le Forum (Place de la Comédie). Puis la ville est quadrillée de rues parallèles couvrant près de 125 hectares. Burdigala devient ainsi la capitale de l’Aquitaine. On la surnomme même la «petite Rome».
En 276, les Barbares venus de l’est envahissent la métropole et la détruisent. La population survivante se réfugie derrière de hauts remparts, édifiés avec des morceaux des plus beaux monuments de la cité. De longues murailles percées de quelques portes et flanquées d’une cinquantaine de tours entourent alors Burdigala – véritable enceinte fortifiée. La ville n’occupe plus qu’une trentaine d’hectares et peut résister vaillamment du Ve au IXe siècle aux attaques des Vandales, Wisigoths, Francs, Sarrasins ou encore Vikings, etc.
En l’an 848, les Normands incendient et pillent la ville. Cette date marque la fin du Bordeaux antique. Ce sont les ducs Gascons, puis ceux d’Aquitaine, qui redonnent à la ville la grandeur qu’elle avait connu sous la domination romaine. Burdegale devient Bordèu (terme gascon).




















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